Loi portant statut de la Zone Franche Industrielle
Loi portant statut de la Zone Franche Industrielle Le Togo vient de promulguer le 24 juin dernier une nouvelle loi portant statut de la Zone Franche industrielle
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Le secteur secondaire du Togo a représenté ces cinq dernières années 20 % du PIB avec une croissance moyenne de 5,1% par an. Onze unités industrielles d’envergure animent ce secteur (mines, cimenteries, industries agroalimentaires, industrie cotonnière, huilerie, métallurgie, industrie plastique, produits manufacturés).
Le secteur minier se résume principalement à l’exploitation du phosphate. Alors que celui-ci représentait 1.374.000 tonnes en 1968, avec un pic de 3.356.000 de tonnes en 1989, il ne représente plus que 725.000 tonnes en 2009, à une période où les cours du minerai sont au plus haut. La production est en baisse à cause de la vétusté du matériel de production, la mine n’ayant pas bénéficié des investissements requis pour la maintenance et la rénovation. Cette chute a fait perdre à l’Office Togolais du Phosphate (OTP) sa place de première entreprise exportatrice du Togo. La baisse de la production de phosphate n’a pas été compensée par la production du clinker, aujourd’hui premier produit d’exportation du TOGO (1.289.000 tonnes en 2008).
Ce secteur dont la production se situait à 906.000 tonnes en 2008 a connu un pic de 1.507.000 tonnes en 2005. La production de marbre quand à elle, a été arrêtée il y a quelques années.
Une 2ème licence pour l’exploitation du clinker a été attribuée à un second opérateur, le Groupe HEIDELBERG (CIMTOGO) celui-ci devrait démarrer la production effective d’ici à 24 mois, et permettra à la capacité de production de passer à environ 5 millions de tonne par an.
Le gisement de fer quand à lui dont les réserves ont été estimées à 500 millions de tonnes et dont l’exploitation par la MM Mining a démarré en 2010 est géographiquement situé dans le centre du pays, à environ 450 km de la mer. La production devrait atteindre rapidement 1 million de tonnes de minerais par an.
Les autres ressources minières reconnues : dolomite et attapulgite, ne sont toujours pas exploitées à ce jour.
Il n’existe que très peu d’industries de transformation des produits issus du secteur primaire : absence de transformation du phosphate en engrais, arrêt de certaines usines d’égrainage du coton, disparition d’usines textiles, absence d’unités de conditionnement des produits vivriers et de la pêche. Ces carences reflètent la faible intégration amont-aval.
La filière industrielle manufacturière ne représente que 12% du PIB et n’a de visibilité qu’à travers la zone industrielle située dans la zone portuaire. L’estimation de la moyenne du chiffre d’affaires des industries manufacturières au Togo est d’environ 5 milliards alors que la même moyenne dans les principaux pays de la sous-région est de 10 milliards. Il en ressort que ce que qui est considéré comme une grande industrie au Togo ne sera considéré que comme une industrie moyenne au niveau régional. Plus marquant encore, le chiffre d’affaires le plus élevé du secteur industriel au Togo est de 48 milliards, alors que plusieurs industries dans la sous–région ont un chiffre d’affaires qui culmine à 100 milliards. Quant aux petites et moyennes industries (PMI) du Togo, elles se font et se défont au gré de la conjoncture. Elles éprouvent d’énormes difficultés en l’absence de soutien et de programmes incitatifs de l’Etat, et en raison d’un environnement des affaires peu favorable.
Les coûts de production de l’industrie de la zone douanière sont très élevés (problèmes d’infrastructures, main d’œuvre peu qualifiée et fiscalité trop lourde) et handicapent la compétitivité des entreprises. Il en résulte un faible taux d’exportation, à l’exception notable du secteur de la zone franche, qui, bénéficiant d’un dispositif fiscal très avantageux, consacre 80% de sa production à l’exportation. Il est cependant important de noter que 40 % des industries opèrent en territoire douanier et génèrent 38 % des recettes budgétaires de l’Etat, alors que 60 % des industries opèrent dans le secteur de la zone franche et ne génèrent que 4 % des recettes budgétaires de l’Etat. Enfin, de larges pans de l’industrie manufacturière sont totalement absents au Togo comme par exemple l’industrie pétrochimique, l’industrie de conditionnement, la construction mécanique et l’électronique.
Les entreprises du secteur des BTP sont sous-dimensionnées ; elles ont subi le contre coup de la conjoncture économique difficile et des conséquences de l’arrêt de la coopération. Fortement endettées, et n’ayant pas de réalisations d’envergure, elles n’ont pas aujourd’hui la surface financière et la taille nécessaires pour répondre éventuellement aux très grands projets d’infrastructures à venir, en dépit d’une expertise démontrée.
Le secteur de l’énergie sort de la crise dans laquelle il se trouvait depuis plusieurs années. La production de l’énergie au Togo peu satisfaire les besoins du pays. Le Togo demeure cependant confronté à des contraintes de coûts élevés de l’énergie.
A noter :
- La discrimination existant entre les entreprises de la Zone Franche et celles du territoire Douanier,
- La hausse des prix de revient entrainant un manque de compétitivité pour les produits à l’export,
- L’impossibilité de répercuter la hausse des coûts sur les prix homologués,
- La mauvaise qualité du courant produit, ceci étant dû à la vétusté du réseau.